La technique utilisée pour la restauration du tableau de Saint Thomas

Vous trouverez ,dans le document contenu dans le lien ci-dessous ,l’ensemble des étapes et la description des techniques utilisées par Mme Annie Legrand de Neuilly sur Eure pour restaurer le tableau et lui redonner son éclat d’antan.

Désentoilage -Remasticage -Désentoilage -Ponçage- Dévernissage autant d’étapes détaillées dans ce document.

Un travail exceptionnel !

Félicitations .

LE MAGE Rapport Interventions Saint Thomas

Restauration du tableau de Saint Thomas.

L’association de Sauvegarde du patrimoine du Mage, après avoir recueilli des fonds pour entreprendre la restauration du tableau de Saint Thomas, situé dans la chapelle latérale, a demandé à Madame Annie Legrand, restauratrice à Neuilly sur Eure, de prendre en charge le tableau pour le nettoyer et le rénover.
Madame Legrand vient juste de finir ses travaux. Vous constaterez que la comparaison des 2 photos illustre la nécessité  et l’importance de cette restauration.

La prochaine étape consistera dans la restauration de la grande peinture au dessus de l’autel. Puis des travaux de restauration de l’estrade seront par la suite nécessaires, à condition toutefois que la trésorerie de l’Association soit de nouveau remplie.

L’histoire du Caporal Truton , habitant du Mage lors de la « Grande Guerre ».

Le gouvernement a promis que les fusillés pour l’exemple ne seraient pas les oubliés de l’histoire. Une tragédie parmi d’autres: celle du soldat Truton .

Le Parisien |

La nuit flirte encore avec l’aube, ce 18 juin 1917, quand la voiture cellulaire s’arrête enfin. L’air est déjà doux. C’est un des petits matins qu’Albert Truton devait chérir quand il était encore agriculteur à Nocé (Orne), dans son Perche natal. Le réveil au son des oiseaux, la promesse d’une belle journée sans engelures, peut-être un bal du soir… Pourtant, depuis trois ans, l’employé de ferme a délaissé les sillons des champs familiers pour la boue visqueuse des tranchées. Les moissons estivales pour les obus qui fauchent les copains. Ce 18 juin 1917, à Pargnan, dans l’Aisne, c’est une mort indigne qui attend le caporal de 31 ans. Loin de sa terre, de sa femme et de sa chère petite Suzanne.
Ceux qui le regardent quand il s’extrait de la voiture, flanqué de l’aumônier, ne sont pas tous des étrangers. Cinq cents hommes, droits comme des i, forment un sinistre carré à trois côtés. Parmi eux, des visages amis du 75e régiment d’infanterie, avec lesquels il a fait Verdun. Face au poteau, planté au pied d’une butte, attendent douze malchanceux (sergents, caporaux, simples soldats) que le sort a désignés pour exécuter la sentence militaire prononcée une semaine plus tôt. Une sale besogne. Tirer sur des Boches, tant qu’ils veulent, mais sur un des leurs, ça non, même s’il a fait un peu de chambard… Une mutinerie, comme disent les gradés.Il craque sur le Chemin des DamesLe jour pointe, blême comme le petit caporal qui écoute l’acte d’accusation et la sentence du conseil de guerre. Ses galons sont arrachés. Les mains attachées, il se retourne vers le carré militaire et s’écrie, la voix noyée de larmes : « Je demande pardon au Bon Dieu, à la France, aux copains, de la faute que j’ai commise. » Deux secondes après, alors que le peloton le met en joue, un ultime et désespéré au revoir « nous glace d’effroi », racontera plus tard le sergent Guillaume, qui poursuit : « Il tombe à genoux et ensuite sur le côté, tout près de sa fosse qu’il n’aura sans doute pas dû apercevoir. »Le 8 juin, à la veille de son procès, il avait écrit à sa femme, avec ses mots maladroits, une lettre pleine de confiance où il espérait être acquitté : « Cher petite femme ne te fait pas de mauvais sang […] mes si tu savais que je pleure car mois qui a jamais été punis jent ai gros sur le cœur. » Jamais puni? Bien au contraire : engagé dès 1914, Albert Truton a été décoré de la croix de guerre (étoile de bronze) à peine un an plus tôt, le 8 août 1916, pour son courage dans l’enfer de Verdun. Promu caporal, le poilu commande une petite escouade d’une douzaine d’hommes quand son régiment est envoyé sur le Chemin des Dames au printemps 1917. Un cauchemar là encore. Mille jours de guerre, la mort partout, les permissions rognées… C’en est trop.Le soir du 6 juin, alors qu’ils sont stationnés dans une carrière à Pargnan, les soldats du 75e refusent l’ordre de remonter au front. Vers 22 heures, ils barrent l’entrée de la « creute » (grotte) avec un gros récipient en fer. Truton, qui avait peut-être un peu bu, comme les autres, fait la forte tête. A 2 heures, les hommes acceptent finalement d’y retourner. Cependant, pour Albert, la guerre s’arrêtera là. Le caporal est mis aux arrêts avec huit autres supposés meneurs. Lui seul sera condamné à mort. « Pétain, qui commandait alors les armées, avait peur que les mutineries ne se propagent. A tort, explique l’historien Denis Rolland. Les exécutions se sont d’ailleurs vite arrêtées. Un mois plus tard, il n’aurait pas été fusillé. »Voir sa fiche sur le portail du chemin des dames link

Hôpital de La Villedieu-Feuillet

Localisation: Hôpital de La Villedieu-Feuillet

C’était dès l’origine une petite commanderie de l’Hôpital, située sur la route de Longny à La Loupe.
Le domaine avec la seigneurie en avait été donné aux Hospitaliers par Jean, comte de Chartres. Par ses lettres du 20 avril 1205, ce seigneur reconnut leur avoir concédé tout le fief en domaine, justice et seigneurie qu’il possédait dans la paroisse de Feuillet, « in parochia de Feillet », contenant 604 arpents de terre arable, bois et prés avec la haute futaie, « altas sylvas », et toutes les dîmes, grosses et menues.

Les Hospitaliers y bâtirent une maison et une chapelle dédiée à saint Jean-Baptiste, où les capucins de Dreux venaient dire au siècle dernier, une messe par semaine. A deux cents pas de la maison, il y avait une habitation avec des bâtiments à usage de ferme, qu’on nommait La Petite-Villedieu.

Le domaine de La Villedieu-Feuillet ne comptait plus, au XVIIIe siècle, que 160 arpents de terre, dont plus des deux tiers étaient en bruyères et improductifs. Le reste était affermé en 1757, 140 livres, et en 1783, 350 livres.

 

Le Mage pendant la seconde guerre – Période 1944-1945-Libération le 15 Aout

 9 Août 1944

Mitraillage de camions Allemands dans  » Le Bourg », une personne est blessée et des dégâts sont infligés à certaines maisons au cours de l’attaque par les Alliés.

 10 Aout 1944

Cinq parachutistes Anglais et leurs munitions ( 6 Containers) en provenance des Mesnus  ( orthographe incertaine) sont acheminés dans deux charrettes à gerbes , le tout camouflé sous des gerbes de blé.

Tout ceci en liaison préalable avec le 1er Magistrat du Mage et les interessés des lieux. A savoir la « Fourrelière et la Faudière ». ( orthographe incertaine)

Les six containers furent entassés dans la grange de la « Faudière » et recouverts par des gerbes de blé  d’importance capitale pour le camouflage,  la suite va le démontrer.

Tout fut bloqué sur place par l’arrivée d’un détachement Allemand qui se déroula jusque tard dans la nuit 10 au 11 Aout  ( Chevaux et camions et autos-mitrailleuses).

Les cinq parachutistes s’étant retirés dans le bois de Feillet furent ravitaillés par Madame Gueulin  ( orthographe incertaine) de la « Fourrelière » . ( sic )

Ne se doutant pas de l’importance du détachement Allemand les parachutistes restèrent sur leurs positions dans les fossés derrière la Faudière mais ils furent contraints, par surprise, d’abandonner leurs armes et affaires personnelles et de se faufiler ) a plat ventre dans les fossés du bois en direction des « Haussaies » chez Monsieur Ovenuel ( orthographe incertaine)ou ils furent hébergés pendant quatre jours.

Ces armes et affaires personnelles abandonnées furent découvertes et ramassées par les Allemands à moins de cent mètres des habitations « La Faudière »

Aussitôt l’alerte donnée, une battue d’envergure fut organisée dans les bois,sur les routes,herbages etc. Heureusement sans résultats ce jour là. (sic)

Dans la nuit du 10 au 11 aout 1944 des officiers et soldats de la Wermacht en cantonnement couchèrent dans la grange sur les munitions Anglaises protégées par deux lits de gerbes de blé…

Cette même nuit à quatre heures  du matin  il fut rendu compte à Monsieur Edou à Feillet et décision fût prise séance tenante d’entreposer des gerbes de seigle par dessus le tout afin de mieux préserver les munitions dans la dite grange.

A la pointe du jour ce 11 Aout et pendant  toute la matinée, il fut engrangé deux voitures de seigle en ayant au préalable fait levé les allemands couchés sur les fameuses  munitions en leur faisant comprendre, par des gestes, que nous étions contraints par le temps de rentrer notre récolte.

Ce même jour alors que nous finissions notre repas de midi l’officier commandant le détachement accompagné d’un interprète nous passa un interrogatoire  au sujet des armes et affaires personnelles abandonnées par les parachutistes anglais à 100 mètres dans le bois.

Heureusement il n’y eu pas de différence entre les interrogatoires du  fermier et de son épouse…Il y eu cependant  quelques mensonges, aussi des vraies vérités qui furent vérifiées sur le champ et qui sauvèrent les témoins.

11 Aout 1944

A la tombée de la nuit le commandement Allemand vint demander la direction de La Loupe qui lui fut indiqué par le fermier Tréhorel avec grand soulagement. Aussitôt une vraie ambulante sortit du Bois de Feillet en direction de La Loupe.

12 Aout 1944 

17heures: Uncivil en chapeau (Accent Anglais) , Sergent de l’opération parachutée près de La Loupe se présente à la Faudière,de fil en aiguille, après quelques méfiances de part et d’autre, chacun évoquant ses aventures à partir du 10 Aout ( Abandon de leurs armes, retraite à plat ventre dans les fossés pour se réfugier chez Monsieur Gevenel( orthogrape incertaine) aux « Houssaies »- nous donnent comme consigne de ne pas nous affoler si nous entendions du bruit côté de la Grange dans la nuit suivante. Les communications ayant été interrompues entre le Sergent Anglais et son Capitaine Kirschen dit « King »- la liaison fut rétablie le soir même au PC du Capitaine dans le bois des Loges.

 13 Aout 1944

8 heures du matin : Coup de sifflet venant de la direction de la Grange . C’était nos « Paras » qui prenaient leurs armes et munitions pour remplacer celles qu’ils avaient abandonnés. Ce qui occupa une grande partie de la matinée.

Ce même soir , à la tombée de la nuit, 11 allemands se présentent à la Faudière venant de la Madelaine Bouvet à travers les herbages. Ils couchèrent dans un vieux grenier que nous avions aménagés de quelques bottes de paille pour éviter un tel retour dans la grange ou le pire était toujours à craindre avec les armes et munitions toujours entreposées.

 

14 Aout 1944

A la pointe du jour après un bref entretien sur la route devant la grange, ces 11 Allemands , battants en retraite disparurent comme un éclair si bien que nous ne savons quelle direction ils prirent….

15 Aout 1944

Libération du Mage: Les troupes alliées poursuivent leur avance, un détachement vient de la route de Bizou. Un attroupement se forme au carrefour face à l’épicerie Desveaux pour saluer nos libérateurs qui distribuent, au passage,bombons et Cigarettes–

 

1945

11 Mai 1945 : Rappel sous les drapeuax de deux combattants du Mage: Mr Edou libéré en 1940 et Eugène Tréhorel prisonnier en congés de captivité.

Le 1er Aout Mr Edou à Bayeux le second à la 331 eme compagnie des « QG » de l’axe à Damigny.

Ils furent démobilisés le 14 Aout 1945.

 

AINSI PREND FIN LA DRÔLE DE GUERRE 1939-1945 vécue par les habitants du Mage.

 

 

Le Mage pendant la seconde guerre mondiale. Période 1939-1943

Extrait des lettres  de Mr  P Trehorel

Année 1939:
-Mobilisation de deux anciens combattants Messieurs Fernand Touly et Georges Blondeau.

Année 1940:
-Les premiers jours de l’occupation Allemande furent marqués par un terrible accident à l’étang des Personnes qui causa la mort de trois personnes. Le Père et deux de ses enfants. Une autre personne, une fillette de 4 ans, en sort presque indemne (contusions et commotion). Elle fut transportée pour soins et identification à la communauté de Longny sous la surveillance de Monsieur Tellier, Maire du Mage.
A l’origine de cet accident l’explosion d’une mine placée sans doute au pont de l’étang.
-Démobilisation de Monsieur Touly.

Année 1941:
Au cours de l’année 1941 cinq prisonniers ont eu la chance d’être rapatriés pour diverses raisons dont une falsification d’identité.Les papiers ayant été établi pour l’ayant droit, furent reportés sur son frère avec changement de date,prénom et adresse.
Mr Blondeau fut libéré en raison de son ancienneté.
Les 4 plus jeunes ,en congés de captivité, se présentaient tous les mois à la Kommandantur de Mortagne au Perche.

 

Année 1942:
Le Maire, sous les ordres de la Kommandantur, établit un tour  alaphabètique pour les hommes valides pour la garde aux parachutistes ( sic) , terrain à gauche du cimetière.
il fallut assurer la surveillance des lignes Haute -Tension, de la  la voie ferrée  de  Bretoncelle  et réaliser  divers travaux à Longny et Rémalard (Bois de Voré).

 

Année 1943:
Arrestation par la Wehrmacht de Monsieur Carreau, Boulanger au Mage, incarcéré au château des Ducs à Alençon pendant un bon mois.Sa libération fut autorisée et sans nul doute avancée par l’intervention d’une personne parlant couramment l’allemand qui obtint gain de cause en sa faveur auprès de la Komandantur  faisant valoir son indispensable présence dans la commune comme seul Boulanger.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Histoire du Mage

Un habitant du Mage a retracé par écrit les faits qui se sont passés dans notre village durant la seconde guerre mondiale.
Nous allons publier ces lignes sous quelques jours.
Merci a Marcel Maignan de nous avoir communiqué cette source d’information sur l’histoire de la commune.

 

Francis NUNS